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Pourquoi mes posts LinkedIn ne marchent pas ? Le diagnostic honnête en 8 questions
Un créateur m'a demandé récemment comment je survivais à « l'algorithme qui meurt ».
Facile : je me mets devant le miroir.
Et voilà ce que le reflet me renvoie, les semaines où ça ne marche pas :
- j'ai bâclé un post au lieu d'y passer un peu de temps ;
- j'ai publié sans commenter chez mes pairs et mes clients cibles ;
- j'ai glissé vers « avoir l'air intelligent » au lieu d'avoir l'air vrai.
Mais c'est tellement plus simple de blâmer le reste, pas vrai ?
Cet article fait le diagnostic honnête. D'abord les excuses qu'on se raconte, puis les 8 questions de l'organigramme ci-dessous, et enfin les trois corrections qui règlent la plupart des problèmes de portée.

Les excuses qu'on se raconte
Quand un post ne marche pas, les explications arrivent vite. Elles ont un point commun : aucune ne dépend de vous.
« J'ai publié au mauvais moment, l'algorithme m'a enterré. » L'heure de publication compte un peu. Mais un bon post publié à une heure moyenne fera toujours mieux qu'un post moyen publié à l'heure parfaite. Si vos posts ne marchent à aucune heure, l'heure n'est pas le sujet.
« J'ai pris un template qui marche, et ça n'a rien donné. » Le template marchait pour son auteur, avec son histoire, ses chiffres et sa voix. Rempli avec des généralités, il donne un post qui ressemble à tous les autres posts tirés du même modèle.
« Quelqu'un a pris mon post pour du contenu IA. » Si votre lecteur a eu ce réflexe, c'est que quelque chose dans le texte le lui a soufflé : une cadence trop régulière, des formules toutes faites, un vocabulaire gonflé. Nous avons listé les 25 signes d'un texte écrit par IA qui déclenchent ce réflexe.
« L'été, c'est mort sur LinkedIn. » On l'entend chaque année. Nous avons fait des millions d'impressions cet été, en juillet et en août, au moment où tout le monde dit que c'est encore pire. Moins de lecteurs, peut-être. Mais aussi beaucoup moins de concurrence dans le fil.
Ces excuses ont un coût : tant que le problème vient de l'extérieur, vous ne pouvez rien y faire. Le jour où vous acceptez qu'il vient de vous, vous pouvez enfin le régler.
Le diagnostic en 8 questions
Ces questions suivent l'organigramme. Répondez-y honnêtement, sur votre dernière semaine.
Question 1 : avez-vous publié cette semaine ?
C'est la question de départ, et elle sépare deux problèmes très différents.
Si non, le problème n'est pas la portée : c'est que vous ne publiez pas. Passez aux questions 6 à 8 pour comprendre ce qui vous bloque.
Si oui, et que ça ne marche pas, le problème est dans le post lui-même. Passez aux questions 2 à 5.
Question 2 : êtes-vous parti d'un template ?
Si oui, c'est probablement là que ça coince. Un template donne une structure, pas un contenu. Le lecteur a déjà vu cette structure cent fois, et ce qui l'aurait arrêté, c'est ce que vous seul pouviez y mettre : un chiffre de votre activité, une situation vécue avec un client, une opinion que vous défendez.
Gardez les templates pour apprendre à écrire. Puis écrivez comme vous.
Question 3 : est-ce que c'est Claude (ou une autre IA) qui l'a écrit de zéro ?
Si oui, le post n'a pas de matière. Une IA à qui l'on donne un sujet vague produit un texte vague, bien tourné, et parfaitement oubliable. Elle peut vous aider à structurer, à couper, à reformuler. Elle ne peut pas inventer votre expérience.
Partez de votre matière (vos chiffres, vos clients, vos décisions), et relisez tout ce qui sort avant de publier.
Question 4 : essayiez-vous d'être « professionnel » ?
Si oui, c'est le piège le plus courant chez les dirigeants. Le post « professionnel » parle comme une plaquette commerciale : lisse, prudent, impersonnel. Résultat : personne ne s'arrête.
Écrivez comme vous parlez à un client en rendez-vous. Si une phrase vous paraît impossible à dire à voix haute, elle n'a rien à faire dans votre post.
Question 5 : n'importe qui aurait-il pu écrire ce post ?
C'est le test final, et il est sévère. Remplacez votre nom par celui d'un concurrent. Le post tient toujours ?
Si oui, il n'a aucune raison de marcher. Ce qui fait qu'un post vous appartient, c'est votre positionnement : pour qui vous écrivez, ce que vous prouvez, l'avis que vous défendez. Si ce point est flou, commencez par là : voir les 6 principes de positionnement.
Question 6 : vous ne publiez pas parce que vous ne savez pas quoi raconter ?
Vous avez plus de matière que vous ne le pensez. Chaque question qu'un client vous pose, chaque objection entendue en rendez-vous, chaque erreur que vous voyez chez vos prospects est un post.
Pendant une semaine, notez tout ce que vos clients vous demandent. Vous aurez de quoi écrire pour un mois.
Question 7 : vous êtes encore en train de peaufiner votre positionnement ?
Si oui, depuis combien de temps ? Le positionnement se règle, puis se teste en publiant. Il ne se perfectionne pas dans un document que personne ne lit.
Fixez-vous une version suffisante, publiez pendant deux mois, regardez qui réagit et qui vous contacte. C'est votre audience qui vous dira ce qu'il faut ajuster.
Question 8 : avez-vous peur de ce que les autres vont penser ?
C'est le blocage le plus fréquent, et le moins avoué. Peur du regard des confrères, de l'ancien collègue, du concurrent qui va lire.
Deux choses à savoir. D'abord, la plupart des gens que vous craignez ne liront jamais vos posts. Ensuite, ceux qui les liront et que vous visez vraiment, vos clients, ne vous jugeront pas sur un post imparfait. Ils vous jugeront sur votre absence.
Et si la réponse à toutes ces questions vous ramène au même endroit, c'est le verdict de l'organigramme : le problème, c'est vous. C'est une bonne nouvelle. Ça veut dire que vous pouvez le régler.
Les 3 corrections qui changent tout
Sérieusement, si vous voulez régler votre portée, commencez par là.
1. Acceptez que le problème, c'est vous
C'est la correction la plus inconfortable, et la plus utile. Tant que vous accusez l'algorithme, l'heure ou la saison, vous attendez que quelque chose change à l'extérieur.
Reprenez vos trois derniers posts et relisez-les comme un lecteur qui ne vous connaît pas. Vous vous seriez arrêté ? Vous auriez commenté ? Soyez honnête : la réponse vous dit quoi corriger.
Et vérifiez votre activité autour du post. Avez-vous commenté chez vos pairs et vos clients cibles ce jour-là ? Avez-vous répondu aux commentaires sous votre propre post ? Publier sans jamais commenter, c'est parler dans une salle où personne ne vous connaît.
2. Partez de votre galère de 14h, pas d'une ouverture de conférence
Les posts qui marchent partent d'une situation réelle : le problème que vous avez réglé à 14h avec un client, l'objection entendue en rendez-vous ce matin, l'erreur que vous avez faite la semaine dernière.
Les posts qui ne marchent pas partent d'une ouverture de conférence : « Dans un monde en pleine mutation... », « Le leadership, c'est avant tout... ». Ils sonnent intelligents, et personne ne s'y reconnaît.
Votre lecteur vit les mêmes galères que vous. C'est en les racontant qu'il se reconnaît.
3. Servez-vous des templates pour apprendre, puis écrivez comme vous
Les templates ne sont pas le problème. Ils permettent d'apprendre ce qui fait marcher un post : une accroche qui arrête le scroll, un rythme aéré, une chute qui reste.
Étudiez-les, comprenez pourquoi ils fonctionnent, puis lâchez-les. Remplissez la structure avec vos chiffres, vos clients, vos mots à vous. C'est ça qui rend un post reconnaissable avant même qu'on voie votre nom.
Faites ces trois corrections, et vous verrez que vous n'avez jamais eu à réparer le moindre algorithme. Il vous fallait juste un miroir.
Et si vous n'avez pas le temps de tout faire
Écrire des posts qui vous ressemblent, commenter chaque jour, répondre aux commentaires, analyser ce qui marche : c'est un vrai travail, et c'est souvent lui qui saute quand l'agenda d'un dirigeant se remplit.
C'est ce que fait Redak. Une équipe écrit vos posts à votre façon de parler, à partir de votre audit, avec les visuels. Et avec l'option community management, Manon et son équipe commentent chaque jour dans votre cible.
Rafi Mouhamad (La Closing Académie) est accompagné depuis plus d'un an : plus de 5 millions d'impressions, plus de 10 000 abonnés, et beaucoup de rendez-vous qualifiés.
Le Basique est à 490 € HT par mois (10 posts et leurs visuels, la refonte du profil offerte), et l'option community management ajoute plus de 600 interactions par mois en votre nom (plus de 300 commentaires dans votre cible, et les réponses sous vos posts) pour 200 € HT. Sans engagement. Le détail est sur la page tarifs, les réponses aux questions courantes dans la FAQ. Et pour poser les bases avant tout ça, lisez notre guide de la stratégie de marque personnelle.
Questions fréquentes
Pourquoi mes posts LinkedIn font-ils si peu de vues ?
Le plus souvent pour une raison qui dépend de vous : un post bâclé, une accroche générique, aucun commentaire laissé chez les autres avant ou après la publication, ou un texte qui pourrait avoir été écrit par n'importe qui. L'heure de publication ou la période de l'année pèsent beaucoup moins que la qualité du post et votre activité autour.
L'heure de publication compte-t-elle sur LinkedIn ?
Un peu, mais beaucoup moins qu'on le croit. Un bon post publié à une heure moyenne fera toujours mieux qu'un post moyen publié à l'heure idéale. Choisissez un créneau où votre cible est sur LinkedIn, tenez-vous-y, et concentrez votre énergie sur le contenu.
Les templates de posts LinkedIn fonctionnent-ils ?
Ils servent à apprendre une structure, pas à remplacer votre contenu. Un template rempli avec des généralités produit un post qui ressemble à des milliers d'autres. Utilisez-le comme un squelette, puis remplissez-le avec vos chiffres, vos clients et votre façon de parler.
Faut-il commenter les posts des autres pour avoir plus de portée ?
Oui. Commenter chaque jour les posts de vos pairs et de vos clients cibles vous fait apparaître devant des gens qui ne vous suivent pas encore, et crée des relations qui reviennent sous vos propres posts. Publier sans jamais commenter, c'est parler dans une salle où personne ne vous connaît.
Publier pendant l'été sur LinkedIn, c'est une mauvaise idée ?
Non. Il y a souvent moins de lecteurs, mais aussi beaucoup moins de concurrence dans le fil. Un bon post publié en juillet ou en août peut très bien performer. Chez Skaale, nous avons fait des millions d'impressions cet été.


